samedi 24 juillet 2021

Chronique de "Ebbstone" de Anne-Sophie Hennicker

 



Paru le 01 octobre 2020

322 pages

Young Adult/Fantastique







Synopsis :


Avez-vous déjà imaginé à quoi ressemblerait votre quotidien si le surnaturel s’y invitait ?

Miya, 20 ans, se réveille à l’hôpital avec une amnésie partielle. Elle n’a gardé aucun souvenir des mystérieuses circonstances de son accident, de l’endroit où elle étudie, de ses liens d’amitié, mais également de l’existence de créatures légendaires…

Pour savoir ce qui lui est arrivé, elle devra retourner à Ebbstone, une école très spéciale. Miya se découvrira gardienne d’un dragon et se retrouvera embarquée auprès d’Emmanuel dans d’étranges quêtes, organisées par l’établissement. Ensemble, ils tenteront de découvrir qui se cache derrière ces escapades énigmatiques.

Sont-ils prêts à déceler tous les secrets que renferme Ebbstone ? Parviendront-ils à déjouer les dangers qu’ils rencontreront ? Arriveront-ils au bout de l’aventure ?


Mon avis :


Miya, une jeune femme de 20 ans se réveille dans une chambre d’hôpital … Les raisons qui l’y ont amenée restent floues, elle a perdu certains de ses souvenirs : Que faisait-elle au moment de cet accident qui lui a coûté à quelques minutes près la vie ? Elle devra également réapprendre à connaître son binôme d’amis. Ces derniers avec qui elle partage son temps à Ebbstone, une école bien particulière : le seul endroit où résident des dragons, ses créatures mythiques.


A Ebbstone, les dragons choisissent leurs maîtres, Miya découvrira bien assez tôt qu’elle est la gardienne d’une de ces créatures au comportement atypique nommé Spyral.


Malgré sa mémoire défaillante, elle tentera de se ressaisir et de trouver les réponses à ses questions : que lui est-il arrivé le jour de son accident, pourquoi cet autre gardien « Emmanuel » l’a t’il prise en grippe ?


De question en question Miya fera la découverte étonnante d’une situation à l’ampleur bien plus importante qu’elle ne l’avait prévue ... Malgré leur animosité l’un envers l’autre, elle devra constituer une équipe avec Emmanuel et partir en quête pour répondre à des énigmes organisées par l’établissement … Au cours de celles-ci, les 2 protagonistes vont se rapprocher de plus en plus. Et si tout cela n’était que façade et renfermait une histoire bien plus sombre, des secrets enfouis qui peuvent s’avérer dangereux si on fouille un peu trop ?


J’avoue avoir clôturer ce livre sur une note mitigée …. Le synopsis est prometteur. Ayant rarement lu des romans avec des créatures telles que les dragons, je m’y suis lancée avec enthousiasme. Cependant je déplore le fait que le sujet n’aie pas été plus approfondi, cela aurait amené un peu plus de richesse à l’histoire, car très intéressant ….


L’environnement et les personnages m’ont quelques peu fait basculer dans un mix entre Harry Potter pour la féerie des lieux, les coins sombres et énigmatiques, les quêtes et …. « Twilight » pour les personnages un petit peu trop stéréotypés.


L’intrigue était bien ficelée et l’enquête partait d’un bon pied mais je n’ai malheureusement pas été tenue en haleine part les personnages horripilants et auxquels je n’ai pu me rallier : Miya de par son impulsivité et sa façon irraisonnée d’agir et Emmanuel, taciturne, un peu trop à la Edward Cullen m’ont malheureusement blasée …. Mais je reconnais que cela vient du fait que ce roman correspond à un public plus jeune, sans doute ai-je perdu un peu de ma capacité d’adaptation dans ce genre littéraire.

La plume de l’auteure reste fluide, avec un vocabulaire utilisés par les jeunes, ce qui le rend accessible. Le roman se termine sur un cliffhanger …. Une suite est-elle à l’ordre du jour ?


dimanche 11 avril 2021

Chronique "Les anges oubliés" de Graham Masterton


 


Paru le 01 juillet 2020

358 pages

Horreur







Synopsis :


La majorité des enfants sont bénis… d’autres, maudits. Et certains n’auraient jamais dû naître du tout. Dans l’obscurité des égouts, beaucoup de ces enfants oubliés survivent malgré tout. Gemma aime son travail, elle s’occupe des égouts du XIXe siècle avec passion, même quand un grassberg vient les bloquer. Un jour, elle découvre que les créatures les plus dangereuses qui infestent les égouts ne sont pas les rats. Elle fait alors appel au détective Pardoe et au sergent Patel, tous deux expérimentés dans la résolution de crimes étranges et terrifiants. Mais sauront-ils faire face à la mère de toutes les horreurs ?


Mon avis :


Angleterre. Gemma, égoutière passionnée, accompagnée de son équipe a pour tâche de localiser et d’évacuer un grassberg. Il s’agit d’ agglomération de diverses matières suite à la pollution en tout genre faite par l’homme …. Les égouts, c’est là que tout commence …. Gemma et ses équipiers étaient loin de penser que cette mission tournerait au cauchemar … Que pourrait-il y avoir dans ces cavités à part des eaux usées, des déjections et des rats ? L’inimaginable …. Et si je vous disait que c’était le royaume d’êtres déchus par Dieu et Sacrés par le diable ? Des « enfants » oubliés et rejetés de la société, qui ont survécus au pire malgré leurs difformités …. et si je rajoutais à cela une sorcière que l’on a tenté de vaincre il y a cela plusieurs centaines d’années et qui par « miracle » a réussi à revenir à notre époque pour protéger « sa progéniture », ses enfants rejetés par Dieu et par tous ? S’ensuivra un cataclysme d’horreurs et d’événements étranges… Le détective Pardoe et la Sergente Patel, les Mulder et Scully de leur unités auront en charge cette affaire pour le moins atypique. Mais comment peut-on réussir à coincer des créatures dites « surnaturelles » ? ...


Graham Masterton est un piler de l’horreur, il fait en effet partie de mon podium des auteurs horrifiques. Ses romans emplis de terreurs, destinés à un public averti. La nature gore et quelque fois choquante, m’emmène à chacun de ses romans dans un univers trépident, où le cœur s’emballe, où l’immersion est totale.

J’ai aimé retrouvé le duo Patel et Pardoe car ce roman n’était pas leur première enquête.


L’écriture simple mais recherchée est typique de Graham Masterton tout y est compréhensible, et l’on voit le travail d’investigation effectué et certains éléments bien creusés et expliqués aux lecteurs.


Malheureusement, je suis une nouvelle fois restée sur ma faim, le roman se terminant sur un « cliffhanger » …. La suite des aventures arrivera t’elle ?


Après cette lecture, arriverez-vous à regarder la bouche d’égout placée devant votre maison du même œil ?


dimanche 7 mars 2021

Chronique "Fallait pas" de Jocelyne Bacquet



 

Paru le 01 septembre 2020 chez Hervé Éditions

355 pages

Polar/Thriller








Synopsis :


Quel écrivain, en mal d’éditeur, ne s’est jamais interrogé sur la raison pour laquelle son manuscrit – pourtant si parfait ! – se voyait systématiquement refusé par toutes les maisons d’édition ? Et quel auteur n’a jamais pensé qu’il irait faire la peau au prochain éditeur qui lui enverrait une réponse négative ?
Mais de là à passer à l’acte, il y a un fossé aux tailles abyssales, que le personnage de ce livre n’hésitera pourtant pas à franchir…
Comment passer du statut d’écrivain à celui d’ennemi public numéro un ? Beaucoup plus simple qu’on pourrait le croire…
Cet auteur désespéré entraînera dans son sillage deux inspecteurs qui vivaient jusque là aux antipodes l’un de l’autre, une libraire à la mémoire étonnante, un agent peu banal, mais aussi des boîtes de biscuits, une réceptionniste aux facettes multiples, ainsi qu’une veuve courage et son émouvant bébé. Le tout, évoluant au milieu de relents de vengeance et de rancœur.


Mon avis :


L’auteure nous emmène dans les bas-fond d’un esprit torturé … Mathieu ou bien Antoine, non je fais erreur Ludovic ! Peu importe …. Ce curieux personnage aux multiples facettes est déconcerté …. Après pas moins de 30 refus venant de toutes les Maisons d’Éditions auxquelles il a envoyé son manuscrit, une idée l’obsède : Après tout, pourquoi ne pas causer la perte de toutes ces vermines qui sont incapables selon lui de reconnaître un talent quand ils en voient un.


Notre anti-héros élaborera donc sa vengeance d’une manière bien échafaudée à l’aide d’un plan machiavélique et sordide : mort pas empoisonnement, noyade, immolation par le feu… un enchaînement de barbaries toutes plus tordues les unes que les autres.

Mais c’est sans compter l’inspecteur Verney et Charcot, un tout nouveau binôme en charge de l’enquête suite aux premières « disparitions » jugées inquiétantes … Ce duo bien qu’improvisé se mettra en chasse et révélera leur complémentarité et notre « vengeur masqué » va avoir du fil à retordre, surtout qu’il dégage une aura « bizarre » …..


Je me suis délectée de ce roman, l’auteure allie enquête, suspense et cela avec un côté cynique et emprunt d’humour !!!

Par son naturel et sa fluidité d’écriture, on ne peut que s’engager dans ce roman, aussi bien du point de vue de l’intrigue qu’au niveau de ce cerveau quelque peu déséquilibré qui prend un certain plaisir à semer la panique et prêt à tout pour en venir à bout de son plan….


Je suis également ravie de savoir par l’auteure elle-même que « Fallait pas » n’est que le premier opus des aventures de Verney et Charcot, un duo qui m’a énormément plu de par leur différence et leur visions .


Pour finir, je dirais : « Fallait pas me recaler tu vois …..Il est beau le résultat, Je fais rien que des bêtises, des bêtises si tu ne veux pas de moi… ».


jeudi 25 février 2021

Chronique "La tartine beurrée au sucre, et autres petits Bonheurs de l'Enfance" de Frédérick Maurès


 


Paru le 09 juin 2020

208 pages

Feel Good/Biographie






Synopsis :


Douces ou sucrées, amères ou rances, parfois empoisonnées, nos « madeleines » ont un goût qui se rappelle régulièrement à nous. Il suffit d’un rien, une insignifiance du quotidien ou une vague perception de nos sens, pour que, sans prévenir, elles reviennent peupler notre mémoire, prendre de nouveau vie dans notre actualité et nous rappeler, même partiellement, pourquoi nous sommes devenus ce que nous sommes. Elles peuvent faire sourire ou faire resurgir de mauvais souvenirs, elles ont toutes en commun d’avoir contribué à nous façonner.
À travers une succession de récits et de souvenirs d’enfance, l’auteur nous entraîne dans la douce nostalgie d’un temps qui n’est plus, mais qui lui demeure immanent. Cette Tartine beurrée au sucre et autres petits Bonheurs de l’Enfance, au goût tantôt acidulé, tantôt suave, se déguste par petits bouts, avec gourmandise, pour nous plonger dans un univers de tendresse qui ressemble étrangement au bonheur.


Mon avis :


A travers 27 flash-backs , l’auteur nous emmène dans son enfance.

Chacun ayant son lot de douceur, de joie de vivre mais aussi de rancœur et de période plus douloureuse.

Chaque bribe amène son lot d’anecdotes et d’éventuelle leçon de vie.

« Quand vous voyagez au cœur de vous-même, les courants vous entraînent fatalement vers votre enfance et vous risquez fort de retrouver des souvenirs qui vous feront perdre le chemin du retour » ….

Doté d’une belle plume et d’un vocabulaire fourni, l’amour des mots et de la littérature française est ressenti chez cet auteur et cela ne peut que sublimer ces narrations …

Le récit arrive à être intemporel, il se lit très facilement même si on est pas de la même décennie.

J’ai particulièrement apprécié certains souvenirs tels que :

« Blanchard », « La vignette du serpent Kaa »,« Le scrabble négatif »  : 3 périodes différentes de l’auteur, qui nous en font connaître un peu plus sur ses traits de caractères, d’enfant têtu, téméraire, n’ayant pas froid aux yeux à celui attentif aux autres, tirant des leçons de ses erreurs.

Un joli recueil Feel good, un moment de détente.

Pour clore, George Sand a dit

« Le parfum de l’âme,c’est le souvenir »


mardi 2 février 2021

Chronique "Le vieil homme et moi" de Luca Tahtieazym

 



Paru le 11 juin 2020


260 pages


Drame/FeelGood/Comédie





Synopsis :


Quand un vieil homme solitaire et bougon s’installe en face de chez eux avec sa grande gueule et ses bouteilles de muscadet, Charlotte et son fils Valentin, poussés au bord de la rupture par une succession d’embûches, voient leur existence bouleversée.

Entre l’ours mal léché au grand cœur et ses voisins, une amitié aussi forte qu’inattendue va se tisser, leur prouvant à tous que rien n’est jamais écrit et que le bonheur appartient aussi à ceux qui n’y croient plus. »


Mon avis :


Dans le marais Poitevin, Charlotte récemment veuve a à peine 30 ans vit au Grand Mazureau, un domaine agricole hérité par sa famille.


Entourée de son fils Valentin 9 ans un peu renfermé sur lui même et de Maxime, un grand dadais âgé d’à peine 20 ans et d’une gentillesse sans faille font face aux déboires que l’on peut connaître suite à la perte d’un être aimé.


Un grand entrepreneur de la région profitera de cette situation difficile pour tenter d’acquérir le domaine de Charlotte pour une bouchée de pain.


Mais c’était sans compter l’arrivée de Jules. Ce vieil homme de 72 ans, têtu et grincheux, avec un bagou à faire s’offusquer n’importe qui … Qui pourrait croire que cet homme vivant sa vie comme bon lui chante, se fichant de plaire aux autres puisse petit à petit se nouer d’amitié et se prendre d’affection avec cette famille brisée par le chagrin.

Il s’intégrera progressivement dans la famille en étant présent pour eux. Bien que rustre dans ses manières, il a néanmoins un cœur gros, et fera comprendre que « la vie ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie » ….


Ce roman m’a touché en plein cœur …. Un petit feel good qui emmagasine son lot de joies et de peines …. Il m’a fait sourire, m’a émue aux larmes, pour ensuite me faire éclater de rire, une vraie catharsis.


L’auteur utilise un vocabulaire juste et sa façon d’écrire est simple et légère. Il nous emmène dans l’univers des protagonistes et leurs caractères si différents … J’ai beaucoup aimé les personnages de Jules et de Charlotte … deux êtres que la vie n’a pas épargné mais qui s’attelle à guérir et à aider les autres…


Une très belle histoire de fond avec un final à couper le souffle qui nous enseigne que la vie malgré toutes les embûches qu’elle nous pose sur notre route vaut la peine d’être vécue et que le bonheur est parfois caché dans l’inconnu ….


mardi 12 janvier 2021

Chronique "Littérateur" de Laurence Kiehl

 



Paru en octobre 2020 aux Éditions LBS

239 pages

OULIPO







Synopsis :


Je suis un homme ou plutôt un rat. Quoi de plus naturel et de difficile à saisir ! Aussi surprenant que cela puisse paraître, un seul de mes couinements intempestifs m’a mené à l’exil en me faisant prendre du museau !

Pour ceux qui ne comprendraient pas encore, voici venir le temps ahurissant du rat-bougrissement : un accroc social peu banal, un scandale anatomique qu’on ne peut plus rat-commoder. Certains ont quitté le genre humain et se sont mis à poils.

Pour autant, j’aime jouer comme un petit rat, Rabbi est mon copain et je n’ai pas l’esprit atrophié. En effet, je trotte au pilon. Portant binocle, je me nourris de livres car je gratte un projet de surmulot littéraire.


Mon avis :


Un titre intriguant et prometteur, comment réussir l’exploit d’écrire tout un roman en n’utilisant au fil des 246 pages qui le forme uniquement du masculin ? C’est un jeu de passe-passe à force de métaphores et jeux de mots construits par l’auteure elle-même …. Cette création littéraire porte le nom de OULIPO (Ouvroir de Littérature Potentielle). N’étant pas une adepte de ce genre, je vous invite à vous renseigner plus amplement sur le sujet . Attention, pour lecteurs avertis, le vocabulaire n’est pas forcément accessible à tous (les plus jeunes).


L’auteure nous immerge dans le Grand Paris où les stéréotypes et faux semblant prennent le pouvoir. Gé-Rat est un homme ou plutôt un mi-homme mi-rat … Il s’est vu se transformé d’un jour à l’autre suite à un mot jeté plus haut que l’autre et après avoir été congédié ….Sa condition en a fait un homme pas tout à fait rongeur mais plus considéré comme un humain …. Il vit donc dans ses quartiers bien « cachés » des autres auprès de son protégé Bébec et non loin de son ami Rabbi ….. Gé-Rat est un « boulotteur » de livres, il se nourrit de ces déchets organiques et compte bien un jour révéler son talent pour l’écriture et faire connaître au monde son manuscrit ….


Mais quant on est un Homme-Rat que l’on rejette à la vue de son museau, comment se faire connaître, comprendre et surtout accepter ?


Attention, le peuple caché « sous » la terre pourrait bien se révolter et mettre la ville à feu et à sang !


J’avoue avoir été déconcertée par ce roman, il ‘ma fallu un certain rythme de lecture soutenu afin de pouvoir comprendre certaine subtilité et métaphore très recherchée par l’auteure. Les nombreux jeux de mots tous en rapports avec le rat étaient bien choisis et posés.


lundi 4 janvier 2021

Chronique "Recueil de contes" de Nicole Chappe

 



Paru le 10 août 2020

86 pages







Synopsis :


"Quatre contes : Le petit garçon qui faisait toujours des bêtises, Le grapaillou, Les trois frères, Les voleurs volés. Etienne est plein de bonne volonté mais il n’écoute pas ce qu’on lui dit. Pour­quoi les choses tournent-elles à la catastrophe alors qu’il veut bien faire ? / Le grapaillou va de village en village pour vendre dentelles et rubans. Un jour il croise le lion, le loup et le renard qui ne sont pas ses amis. / Julien, Pierre et Jean sont très pauvres. Comment vont-ils s’y prendre pour faire fortune avec pour seule richesse une faucille, un chat et un coq ? / Paul et Jules se rendent à la foire quand ils rencontrent une bande de vo­leurs. Comment leur échapper ? Grimper sur un arbre pour qu’ils ne leur prennent pas leur argent ? »


Mon avis :


Recueil de quatre courts contes pour enfants ….


  • Le petit garçon qui faisait toujours des bêtises : Etienne est un jeune garçon gentil et un peu tête en l’air il faut se le dire, malgré sa bonté d’âme et le soucis de faire plaisir à son entourage il en oublie de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler et d’agir …. Où sa maladresse le mènera t’il ?


  • Le Grapaillou : Le Grapaillou est un jeune nomade, se rendant de village en village fin de vendre divers matériaux de coutures aux femmes et hommes dans le besoin … Sur sa route il fera la malencontreuse rencontre du lion, du loup et du renard …. Face à ses terribles prédateurs, comment fera t’il pour s’en sortir ?


  • Les trois frères : Julien, Pierre et Jean sont trois frères qui vivent malheureusement dans la misère … Cependant, cela ne les empêchent pas d’être valeureux et débrouillards, à l’aide d’une faucille, un chat et un coq, arriveront-ils à faire fortune ?


  • Les voleurs volés : Paul et Jules sont deux frères ayant très peu de moyens. Avec leurs maigres économies ils tentent de se rendre à la foire du village afin d’acheter une vache … Mais la route est dangereuse et les voleurs pullulent, comment arriveront ils à s’échapper de ce mauvais pas ?


Par sa narration et la façon dont il est écrit ce petit recueil, m’a énormément fait penser aux contes des frères Grimm et aux Fables de Lafontaine . De courtes histoires qui raviront les novices de la lecture … Un vocabulaire simple, des petites illustrations glissées tout au long du livre et surtout chaque histoire se terminant par une morale positive …. Un doux moment qui m’a fait replonger dans mes souvenirs d’enfance.


jeudi 3 décembre 2020

Chronique "Entre les mondes" de Sébastien Vignoud

 





Paru le 29 juillet 2020

212 pages

Fantastique/humour





Synopsis :


La magie, est-ce que ça existe pour de vrai ? Telle est la question qui sera débattue dans ce récit qui aurait pu constituer un conte philosophique digne de Voltaire, mais en fait non. Bien sûr, on ne parle pas ici de prestidigitation ni de tour de cartes, mais plutôt de créatures féériques, sorts et autres enchantements. Pour Églantine, 11 ans et très mûre pour son âge, tout ça c’est du flan. A la télé, dans les livres, dans les jeux vidéo, bien sûr. Mais de la magie dans la vraie vie ? Foutaises que tout cela ! Cependant, sa petite sœur Zoé n’est pas de son avis et bien décidée à lui prouver le contraire. Et elle y parvient, invoquant une créature fantasmatique nommée Jenkins qui va provoquer un enchaînement de catastrophes !

Conscientes d’avoir fait une grosse bêtise, les deux fillettes vont tenter de réparer les dégâts, ce qui va les propulser entre les mondes, dans cet endroit étrange et mystérieux nommé le Couloir. Elles vont y faire la connaissance de personnages hauts en couleur et y vivre toute une série d’aventures, aussi épiques que rocambolesques. Parviendront-elles à arrêter Jenkins et rétablir l’ordre dans l’Univers ?


Mon avis :


Zoé et Églantine sont deux sœurs ….. la première est l’incarnation même de la pureté enfantine : naïve, douce et persuadée que la magie existe dans le monde réel …. La seconde est l’archétype de la pré-adolescente : défie l’autorité, insolente et affirme que la magie, il faut bien être un bébé pour y croire, ça n’existe que dans les livres ou à la télé !!!



Lors d’une querelle dans laquelle Zoé affirmera être capable de faire de la magie, des évènements bien étranges se produiront. Par enchantement, elle fera apparaître une créature. L’auteur ne la décrit pas précisément, mais je l’imagine comme un canard bancal mixé à Chewbacca du nom de Jenkins.


C’est à ce moment là que tout bascule : le curieux animal disparaîtra et ira semer la zizanie dans le monde en déclenchant des phénomènes paranormaux.


Églantine et Zoé se rendront vite compte des dégâts occasionnés par ce dernier. Elles mettront tout en œuvre pour réparer leur bêtise …. Zoé tentera de le faire revenir par tous les moyens, mais une surprise les attendra : une porte donnant sur un monde parallèle, une autre dimension où la magie règne …. Et que vont faire nos deux chipies ?, s’y rendre bien entendu!!!!


Une fois entré dans ce couloir aux mille et une portes, elles feront la rencontre de Kakaoku, patrouilleur Koala, qui aura pour mission de les emmener à la Maison Mère afin de régler la situation …. Mais une dimension où la magie règne promet de sacrées aventures : courses-poursuites avec des êtres effrayants, rencontre avec les dirigeants de l’univers…. Nos trois amis arriveront-ils à s’en dépêtrer et Églantine et Zoé pourront-elles rentrer de nouveau chez elles ?


Ce court roman m’a tout simplement fait sourire … Je l’aurais rangé dans la catégorie jeunes enfants, mais après coup, il serait plus adapté au genre Young Adult …. Irrévérencieux, humour caustique, référence littéraire ou du cinéma raviront les fans de ce genre ….


L’auteur nous retient par sa façon d’écrire, ses mots justes et puis d’un retournement de situation cette façon de sauter du coq à l’âne avec des propos parfois cru et très ironique …. Ce volte-face dans sa façon d’écrire m’a quelque peu perturbée et certains traits d’humour m’ont posé problème, mais en dehors de cela je n’ai pu que sourire en essayant d’anticiper les prochains débordements ….


Les personnages sont peu détaillés, mais pour une fois, cela ne m’a posé aucun soucis … J’ai apprécié tout particulièrement Kakaoku, petit koala bougon, ironique, austère mais derrière lequel se cache une petite boule de poils des plus attachante


Malgré une fin trop brève à mon goût, je vous lance dès à présent au défi de répondre à cette question posée par l’auteur lui-même : « Combien faut-il de koalas pour sauver l’univers ? »



dimanche 1 novembre 2020

Chronique "Le Carnaval de Sang-Rire" de Anthony Lamacchia

 




Paru le 16 mars 2019

200 pages

Horreur/Gore






Synopsis :


Sandy et plusieurs de ses amies sont invitées à la première d'un nouveau cirque : le cirque de Sang-Rire, le clown.
Mais à peine fermée la toile du chapiteau, ils découvrent que leur hôte est un être malfaisant, violent et assoiffé de sang qui les entraîne dans un carnaval des plus lugubres.
Commence alors pour Sandy, Judith, Flora, Ted, Léon et tous les autres, une nuit de terreur où chaque attraction est un piège mortel, chaque personnage un monstre capable d'arracher pour s'amuser les doigts d'une jeune fille ou de la dévorer en une bouchée.
Qui parviendra à s’échapper du Carnaval de Sang-Rire vivant ?
Déconseillé aux âmes sensibles.


Mon avis :


En l’espace d’une soirée, un cirque o combien intriguant s’est dressé sur l’ancienne place peu fréquentée et alimentant diverses légendes et événements étranges d’une petite ville ….


Pour y entrer, il faut y être convié : Ce n’est pas sans raisons que Sandy, ses deux meilleures amies ainsi que d’autres connaissances et autres recevront tous un ticket d’or distribué par l’énigmatique Clown Sang-Rire ….


Tous se retrouvent au point de rendez-vous et ce qui était annoncé comme une nuit de spectacle et de rires sera tout autre, du moins pour les invités ….


Qui a dit que les cirques ne pouvaient pas renfermer un peu de magie ? Par « enchantement », Sandy et le reste de la bande se retrouveront au milieu d’un parc d’attractions chacun aura droit à une attraction dédiée et à son lot d’horreurs associées ….


Le clown si mielleux et souriant s’avérera être un réel dégénéré avide de sang et de cruauté et le petit groupe en fera très vite les frais …. Il est temps de courir et de se cacher, faites attention, Sang-Rire peut revêtir de nombreuses formes ….


J’ai apprécié le concept de l’histoire, un cirque, un clown psychopathe et une bande de jeunes en proie à sa folie meurtrière, un bon court roman d’horreur ….

Je déplore justement ce dernier point : le roman m’a semblé trop court et donc ce fut un enchaînement de péripéties, de boucheries, de courses poursuites …. J’aurais souhaité que les chapitres soient un peu plus étoffés afin d’être tenue en haleine plus longtemps et surtout d’en découvrir plus sur les personnages.


Je recommande ce roman aux lecteurs fans de frissons et d’hémoglobine, par contre peu recommandé aux plus jeunes, le caractère sanglant et certains passages pouvant choquer les plus sensibles.


Je suis restée sur ma faim avec la clôture finale, beaucoup de questions restent en suspens et cela aurait mérité d’être approfondi.

 


dimanche 25 octobre 2020

Chronique "Otages" de Aloysius Wilde

 


Paru le 01 septembre 2019 aux Éditions Chaka

248 pages

Thriller/polar





Synopsis :


Point de départ d’un ébouriffant enchaînement de faits : deux malfaiteurs prennent en otage une classe de maternelle. Les médias se déchaînent pour couvrir l’évènement. Mystérieusement les truands arrivent à quitter l’école qui est pourtant cadenassée par les forces de police. Le commandant Denis Chaval, surnommé l’ours, se met à leur poursuite. Comment les preneurs d’otages arrivent t’ils à quitter l’école ? Le héros arrivera-t-il à survivre ? Où se trouve l’écolier qui a disparu depuis vingt-quatre heures ? Qui est la taupe qui renseigne la presse ? Pourquoi la journaliste vedette Adielle Acker est-elle si excessive ? Les preneurs d’otage arriveront-ils à quitter la France ? Aloysius Wilde empile les suspens à la façon d’une poupée gigogne. Les destins se croisent dans un rythme à l’américaine. L’intrigue est riche. Les personnages sont attachants. Les rebondissements sont constants. Le style Wilde s’imprime à chaque page avec des chapitres courts, une écriture au présent, des changements de cadence, l’utilisation d’un argot urbain. Wilde nous propose un thriller moderne grâce à un subtile dosage de suspens, de trahison, de rebondissement, d’humour et de romantisme.


Mon avis :


Plantons le décor : Jean Louvier reçoit un appel téléphonique de l’école de son fils Gaspard 4 ans afin de le récupérer . Sa femme Camille sera contactée également.


A l’arrivée, ils découvrent une toute autre raison : il s’agit d’une prise d’otage.


L’angoisse des parents, de sa femme au bord de l’hystérie, le temps qui passe et le fait de n’avoir aucune revendication des malfaiteurs, pousseront Jean à vouloir jouer au héros : il arrivera par ses propres moyens à entrer dans l’école afin de pouvoir venir au secours de son fils ….


Fort malheureusement cela ne s’est pas passé comme souhaité. Gustave Grigni et Joé Grandfils vont les utiliser Gaspard et lui comme otages afin de pouvoir quitter l’école sains et saufs ….


La presse sera aux première loges et mettra pas mal de bâtons dans les roues de la Police, jusqu’à ce que le commandant Chaval comprenne la raison obscure : une taupe s’est infiltrée dans son équipe et compromet l’enquête en divulguant ses informations à la célèbre chaîne DK7.


Les heures passent et le coup de théâtre éclate : au beau milieu de la nuit, une voiture accidentée est retrouvée au milieu de l’autoroute : cette voiture appartient à Jean Louvier … Mais comment cela a t’il pu se produire ? Après l’intervention des forces de l’ordre le couperet tombe : Les deux malfrats et leurs otages se sont volatilisés, mais comment ont-ils pu s’enfuir d’une école dont le périmètre était si bien surveillés . Où donc sont-ils partis et surtout, que vont-ils faire de Jean et Gaspard?


Ce roman est tout simplement haletant, un « Page Turner » dont on ne peut se détourner avant la fin.


L’auteur nous immerge dans une ambiance anxiogène et emmène le lecteur de rebondissements en rebondissements inattendus. A chaque chapitre un point de vue différent : celui de Jean et des preneurs d’otages, celui du corps de la police, celui des médias. J’ai apprécié l’écriture et le vocabulaire fourni.


Les personnages sont tous hétérogènes. Ils amènent via leur personnalités un plus ou un moins à l’histoire …. J’ai apprécié les personnages de Louvier, Grandfils, Madame Delouvriard de part leur histoire, leur côté solaire, empathique …. par contre j’ai fortement dépréciés Grigni et Adielle Acker journaliste arriviste et opportuniste …., pour leur arrogance, la violence, leur « supériorité » dont il font preuves ... mais j’invite les lecteurs à se faire leur propre avis ….


Bien que bien ficelée, la fin m’a laissé un petit goût amer, j’aurais imaginé ou eu l’envie de tout autre chose …. Amateur de bon policier/thriller, je ne peux que vous recommander cette intrigue qui vous tiendra en haleine …


lundi 12 octobre 2020

Chronique "L'enquête des Minots, tome 1: Panique au panier" de Camille Lacombe

                                                           



Paru le 15 juillet 2020

105 pages

Jeunesse/policier


Synopsis :


C'est la panique au Panier ! Le Poète Maudit, un mystérieux tagueur, vandalise le quartier. Mais Cédric et son meilleur ami Idriss sont sur le coup ! Et ils ne reculeront devant rien pour démasquer le coupable. Mais qui est donc ce graffeur secret ? Est-ce Damien, l'ennemi juré de Cédric ? Ou bien Monsieur Morel, le professeur rebelle ? Et pourquoi pas Fatou, la grande soeur d'Idriss ?


Une enquête trépidante, une bonne dose d'amitié et une pointe d'humour, Cédric et Idriss se triturent les méninges dans ce roman policier. Découvrez le premier tome des aventures de ces deux apprentis détectives marseillais !

Mon avis :


Je ne pourrais mieux résumer ce court roman, donc ma chronique débutera par mon ressenti et analyse ….


Ce roman entre dans la catégorie littérature jeunesse. Suite à ma lecture, je le conseillerais dès le plus jeune âge : 8 ans …. L’auteure utilise un vocabulaire facile à la compréhension et simple pour les lecteurs en herbe …


Malgré mon âge ayant largement dépassé la barre des 8 ans, j’ai apprécié cette courte lecture, une petite enquête aux rebondissements multiples qui ravira les petits curieux en quête de vérité !!!


Mais ce n’est pas un banal roman policier à l’intrigue un peu facile, où le dénouement est rapide et la fin fade. A l’inverse, à travers divers personnages, l’auteure nous emmène dans un sujet de société bien plus grave et trop banalisé à l’heure actuelle. Par des représentations, des mots bien choisis, elle nous parle du harcèlement scolaire et cela adapté pour un jeune public …. Elle tente également de conscientiser le fait que le harcèlement, qu’il soit scolaire, moral, physique commence bien souvent dès le plus jeune âge ….


Ce roman est le premier tome des aventures de Cédric et Idriss, les petits justiciers de leur quartier … Je suis curieuse de découvrir leurs futures aventures et les thématiques abordées lors des prochaines « enquêtes ».


 

mercredi 30 septembre 2020

Chronique "Lululand Ultraviolet" de Federico Saggio

 




Paru le 10 mai 2020

176 pages

Dystopie / Sciences-Fiction






Synopsis :


Dans un futur proche où l'humanité a été contrainte de masquer un soleil devenu trop agressif derrière une épaisse masse nuageuse artificielle...

Un amnésique s'éveille dans une ruelle, pourchassé par des humains revenus au stade animal - et qui en veulent à sa viande.
Bien vite, il réalise que ses souvenirs lui ont été volés, dans un monde où la mémoire est désormais le moyen de contrôle premier.


Mon avis :


2119 : Suite à une crise écologique et sanitaire sans précédent, la population se voit contrainte de bloquer partiellement les rayons UV avec un voile pulvérisé dans l’atmosphère et connu sous le nom de « Voile de Gaïa » … Ceci aura des conséquences désastreuses sur la population : 84 % sera touchée par l’albinisme. Sans raison évidente, certains se montrent agressifs, ayant perdus tous sens de la réalité et s’adonnant à une violence inouïe ….


2184 : Un homme se réveille dans une chambre d’hôpital sans aucuns souvenirs. Il sera conduit auprès de Reinard. Cet homme semble le reconnaître mais pour lui, c’est un inconnu. Il lui en apprendra plus sur son identité : il se nommerait donc Benedict et serait un Cerbère, plus communément appelé « pacificateur ». Son objectif est d’enquêter sur des actes de déviances, de remonter la piste d’un possible dysfonctionnement et rétablir la situation en réhabilitant ou reclassant les déviants.


« Benedict » totalement perdu sera mis sous la coupelle d’un second Cerbère : Damian qui aura pour but de lui faire reprendre ses fonctions au plus vite et l’aider à reprendre en main sa personnalité, ses souvenirs ….


Mais l’angoisse semble être omniprésente et Benedict aura tôt fait de comprendre que ce monde dans lequel il semble avoir été plongé n’est plus celui dont il se souvenait, celui de 2005 ….


Benedict devra affronter ce nouveau monde dans lequel il se sent totalement étranger et devra combattre pour de nouveau reprendre sa vie en main. Il devra également faire face à une menace pesante, car ici, les souvenirs sont précieux, et il est très facile de vous en insuffler d’autres afin de vous donner l’illusion d’être une toute autre personne …. Plus que jamais, Benedict devra démêler, le vrai du faux, qui est-il réellement ?


L’auteur nous emmène dans une dystopie, un monde lugubre avec une question en trame de fond : Que pourrait il se passer si ne faisons pas plus attention à notre terre ? L’ambiance dans laquelle il nous plonge est très bien décrite et l’immersion est facile. Le récit est rédigé du point de vue du personnage principal avec des flash-backs séquentiels de ses souvenirs ….


L’écriture est fluide, le vocabulaire peut être de temps à autre peu châtié, mais il colle bien au personnage.


Je me suis de temps à autres perdues, car le concept est certes intéressant, mais un peu confus car beaucoup de détails à assimiler ….


Ce roman très court n’est que le premier tome, il nous met dans l’ambiance, nous situe au point de vue du personnage principal, un préquel au goût de trop peu mais qui nous invite à connaître l’horreur que peu renfermer le monde privé de son étoile ….


Je clôturerai cette chronique par cette jolie dédicace faites à mon intention par l’auteur lui-même : « Puisse le soleil ne jamais nous manquer. Le futur s’esquisse mais n’est pas figé. Bon voyage au Pays Noir ».