jeudi 3 décembre 2020

Chronique "Entre les mondes" de Sébastien Vignoud

 





Paru le 29 juillet 2020

212 pages

Fantastique/humour





Synopsis :


La magie, est-ce que ça existe pour de vrai ? Telle est la question qui sera débattue dans ce récit qui aurait pu constituer un conte philosophique digne de Voltaire, mais en fait non. Bien sûr, on ne parle pas ici de prestidigitation ni de tour de cartes, mais plutôt de créatures féériques, sorts et autres enchantements. Pour Églantine, 11 ans et très mûre pour son âge, tout ça c’est du flan. A la télé, dans les livres, dans les jeux vidéo, bien sûr. Mais de la magie dans la vraie vie ? Foutaises que tout cela ! Cependant, sa petite sœur Zoé n’est pas de son avis et bien décidée à lui prouver le contraire. Et elle y parvient, invoquant une créature fantasmatique nommée Jenkins qui va provoquer un enchaînement de catastrophes !

Conscientes d’avoir fait une grosse bêtise, les deux fillettes vont tenter de réparer les dégâts, ce qui va les propulser entre les mondes, dans cet endroit étrange et mystérieux nommé le Couloir. Elles vont y faire la connaissance de personnages hauts en couleur et y vivre toute une série d’aventures, aussi épiques que rocambolesques. Parviendront-elles à arrêter Jenkins et rétablir l’ordre dans l’Univers ?


Mon avis :


Zoé et Églantine sont deux sœurs ….. la première est l’incarnation même de la pureté enfantine : naïve, douce et persuadée que la magie existe dans le monde réel …. La seconde est l’archétype de la pré-adolescente : défie l’autorité, insolente et affirme que la magie, il faut bien être un bébé pour y croire, ça n’existe que dans les livres ou à la télé !!!



Lors d’une querelle dans laquelle Zoé affirmera être capable de faire de la magie, des évènements bien étranges se produiront. Par enchantement, elle fera apparaître une créature. L’auteur ne la décrit pas précisément, mais je l’imagine comme un canard bancal mixé à Chewbacca du nom de Jenkins.


C’est à ce moment là que tout bascule : le curieux animal disparaîtra et ira semer la zizanie dans le monde en déclenchant des phénomènes paranormaux.


Églantine et Zoé se rendront vite compte des dégâts occasionnés par ce dernier. Elles mettront tout en œuvre pour réparer leur bêtise …. Zoé tentera de le faire revenir par tous les moyens, mais une surprise les attendra : une porte donnant sur un monde parallèle, une autre dimension où la magie règne …. Et que vont faire nos deux chipies ?, s’y rendre bien entendu!!!!


Une fois entré dans ce couloir aux mille et une portes, elles feront la rencontre de Kakaoku, patrouilleur Koala, qui aura pour mission de les emmener à la Maison Mère afin de régler la situation …. Mais une dimension où la magie règne promet de sacrées aventures : courses-poursuites avec des êtres effrayants, rencontre avec les dirigeants de l’univers…. Nos trois amis arriveront-ils à s’en dépêtrer et Églantine et Zoé pourront-elles rentrer de nouveau chez elles ?


Ce court roman m’a tout simplement fait sourire … Je l’aurais rangé dans la catégorie jeunes enfants, mais après coup, il serait plus adapté au genre Young Adult …. Irrévérencieux, humour caustique, référence littéraire ou du cinéma raviront les fans de ce genre ….


L’auteur nous retient par sa façon d’écrire, ses mots justes et puis d’un retournement de situation cette façon de sauter du coq à l’âne avec des propos parfois cru et très ironique …. Ce volte-face dans sa façon d’écrire m’a quelque peu perturbée et certains traits d’humour m’ont posé problème, mais en dehors de cela je n’ai pu que sourire en essayant d’anticiper les prochains débordements ….


Les personnages sont peu détaillés, mais pour une fois, cela ne m’a posé aucun soucis … J’ai apprécié tout particulièrement Kakaoku, petit koala bougon, ironique, austère mais derrière lequel se cache une petite boule de poils des plus attachante …


Malgré une fin trop brève à mon goût, je vous lance dès à présent au défi de répondre à cette question posée par l’auteur lui-même : « Combien faut-il de koalas pour sauver l’univers ? »



dimanche 1 novembre 2020

Chronique "Le Carnaval de Sang-Rire" de Anthony Lamacchia

 




Paru le 16 mars 2019

200 pages

Horreur/Gore






Synopsis :


Sandy et plusieurs de ses amies sont invitées à la première d'un nouveau cirque : le cirque de Sang-Rire, le clown.
Mais à peine fermée la toile du chapiteau, ils découvrent que leur hôte est un être malfaisant, violent et assoiffé de sang qui les entraîne dans un carnaval des plus lugubres.
Commence alors pour Sandy, Judith, Flora, Ted, Léon et tous les autres, une nuit de terreur où chaque attraction est un piège mortel, chaque personnage un monstre capable d'arracher pour s'amuser les doigts d'une jeune fille ou de la dévorer en une bouchée.
Qui parviendra à s’échapper du Carnaval de Sang-Rire vivant ?
Déconseillé aux âmes sensibles.


Mon avis :


En l’espace d’une soirée, un cirque o combien intriguant s’est dressé sur l’ancienne place peu fréquentée et alimentant diverses légendes et événements étranges d’une petite ville ….


Pour y entrer, il faut y être convié : Ce n’est pas sans raisons que Sandy, ses deux meilleures amies ainsi que d’autres connaissances et autres recevront tous un ticket d’or distribué par l’énigmatique Clown Sang-Rire ….


Tous se retrouvent au point de rendez-vous et ce qui était annoncé comme une nuit de spectacle et de rires sera tout autre, du moins pour les invités ….


Qui a dit que les cirques ne pouvaient pas renfermer un peu de magie ? Par « enchantement », Sandy et le reste de la bande se retrouveront au milieu d’un parc d’attractions où chacun aura droit à une attraction dédiée et à son lot d’horreurs associées ….


Le clown si mielleux et souriant s’avérera être un réel dégénéré avide de sang et de cruauté et le petit groupe en fera très vite les frais …. Il est temps de courir et de se cacher, faites attention, Sang-Rire peut revêtir de nombreuses formes ….


J’ai apprécié le concept de l’histoire, un cirque, un clown psychopathe et une bande de jeunes en proie à sa folie meurtrière, un bon court roman d’horreur ….

Je déplore justement ce dernier point : le roman m’a semblé trop court et donc ce fut un enchaînement de péripéties, de boucheries, de courses poursuites …. J’aurais souhaité que les chapitres soient un peu plus étoffés afin d’être tenue en haleine plus longtemps et surtout d’en découvrir plus sur les personnages.


Je recommande ce roman aux lecteurs fans de frissons et d’hémoglobine, par contre peu recommandé aux plus jeunes, le caractère sanglant et certains passages pouvant choquer les plus sensibles.


Je suis restée sur ma faim avec la clôture finale, beaucoup de questions restent en suspens et cela aurait mérité d’être approfondi.

 


dimanche 25 octobre 2020

Chronique "Otages" de Aloysius Wilde

 


Paru le 01 septembre 2019 aux Éditions Chaka

248 pages

Thriller/polar





Synopsis :


Point de départ d’un ébouriffant enchaînement de faits : deux malfaiteurs prennent en otage une classe de maternelle. Les médias se déchaînent pour couvrir l’évènement. Mystérieusement les truands arrivent à quitter l’école qui est pourtant cadenassée par les forces de police. Le commandant Denis Chaval, surnommé l’ours, se met à leur poursuite. Comment les preneurs d’otages arrivent t’ils à quitter l’école ? Le héros arrivera-t-il à survivre ? Où se trouve l’écolier qui a disparu depuis vingt-quatre heures ? Qui est la taupe qui renseigne la presse ? Pourquoi la journaliste vedette Adielle Acker est-elle si excessive ? Les preneurs d’otage arriveront-ils à quitter la France ? Aloysius Wilde empile les suspens à la façon d’une poupée gigogne. Les destins se croisent dans un rythme à l’américaine. L’intrigue est riche. Les personnages sont attachants. Les rebondissements sont constants. Le style Wilde s’imprime à chaque page avec des chapitres courts, une écriture au présent, des changements de cadence, l’utilisation d’un argot urbain. Wilde nous propose un thriller moderne grâce à un subtile dosage de suspens, de trahison, de rebondissement, d’humour et de romantisme.


Mon avis :


Plantons le décor : Jean Louvier reçoit un appel téléphonique de l’école de son fils Gaspard 4 ans afin de le récupérer . Sa femme Camille sera contactée également.


A l’arrivée, ils découvrent une toute autre raison : il s’agit d’une prise d’otage.


L’angoisse des parents, de sa femme au bord de l’hystérie, le temps qui passe et le fait de n’avoir aucune revendication des malfaiteurs, pousseront Jean à vouloir jouer au héros : il arrivera par ses propres moyens à entrer dans l’école afin de pouvoir venir au secours de son fils ….


Fort malheureusement cela ne s’est pas passé comme souhaité. Gustave Grigni et Joé Grandfils vont les utiliser Gaspard et lui comme otages afin de pouvoir quitter l’école sains et saufs ….


La presse sera aux première loges et mettra pas mal de bâtons dans les roues de la Police, jusqu’à ce que le commandant Chaval comprenne la raison obscure : une taupe s’est infiltrée dans son équipe et compromet l’enquête en divulguant ses informations à la célèbre chaîne DK7.


Les heures passent et le coup de théâtre éclate : au beau milieu de la nuit, une voiture accidentée est retrouvée au milieu de l’autoroute : cette voiture appartient à Jean Louvier … Mais comment cela a t’il pu se produire ? Après l’intervention des forces de l’ordre le couperet tombe : Les deux malfrats et leurs otages se sont volatilisés, mais comment ont-ils pu s’enfuir d’une école dont le périmètre était si bien surveillés . Où donc sont-ils partis et surtout, que vont-ils faire de Jean et Gaspard?


Ce roman est tout simplement haletant, un « Page Turner » dont on ne peut se détourner avant la fin.


L’auteur nous immerge dans une ambiance anxiogène et emmène le lecteur de rebondissements en rebondissements inattendus. A chaque chapitre un point de vue différent : celui de Jean et des preneurs d’otages, celui du corps de la police, celui des médias. J’ai apprécié l’écriture et le vocabulaire fourni.


Les personnages sont tous hétérogènes. Ils amènent via leur personnalités un plus ou un moins à l’histoire …. J’ai apprécié les personnages de Louvier, Grandfils, Madame Delouvriard de part leur histoire, leur côté solaire, empathique …. par contre j’ai fortement dépréciés Grigni et Adielle Acker journaliste arriviste et opportuniste …., pour leur arrogance, la violence, leur « supériorité » dont il font preuves ... mais j’invite les lecteurs à se faire leur propre avis ….


Bien que bien ficelée, la fin m’a laissé un petit goût amer, j’aurais imaginé ou eu l’envie de tout autre chose …. Amateur de bon policier/thriller, je ne peux que vous recommander cette intrigue qui vous tiendra en haleine …


lundi 12 octobre 2020

Chronique "L'enquête des Minots, tome 1: Panique au panier" de Camille Lacombe

                                                           



Paru le 15 juillet 2020

105 pages

Jeunesse/policier


Synopsis :


C'est la panique au Panier ! Le Poète Maudit, un mystérieux tagueur, vandalise le quartier. Mais Cédric et son meilleur ami Idriss sont sur le coup ! Et ils ne reculeront devant rien pour démasquer le coupable. Mais qui est donc ce graffeur secret ? Est-ce Damien, l'ennemi juré de Cédric ? Ou bien Monsieur Morel, le professeur rebelle ? Et pourquoi pas Fatou, la grande soeur d'Idriss ?


Une enquête trépidante, une bonne dose d'amitié et une pointe d'humour, Cédric et Idriss se triturent les méninges dans ce roman policier. Découvrez le premier tome des aventures de ces deux apprentis détectives marseillais !

Mon avis :


Je ne pourrais mieux résumer ce court roman, donc ma chronique débutera par mon ressenti et analyse ….


Ce roman entre dans la catégorie littérature jeunesse. Suite à ma lecture, je le conseillerais dès le plus jeune âge : 8 ans …. L’auteure utilise un vocabulaire facile à la compréhension et simple pour les lecteurs en herbe …


Malgré mon âge ayant largement dépassé la barre des 8 ans, j’ai apprécié cette courte lecture, une petite enquête aux rebondissements multiples qui ravira les petits curieux en quête de vérité !!!


Mais ce n’est pas un banal roman policier à l’intrigue un peu facile, où le dénouement est rapide et la fin fade. A l’inverse, à travers divers personnages, l’auteure nous emmène dans un sujet de société bien plus grave et trop banalisé à l’heure actuelle. Par des représentations, des mots bien choisis, elle nous parle du harcèlement scolaire et cela adapté pour un jeune public …. Elle tente également de conscientiser le fait que le harcèlement, qu’il soit scolaire, moral, physique commence bien souvent dès le plus jeune âge ….


Ce roman est le premier tome des aventures de Cédric et Idriss, les petits justiciers de leur quartier … Je suis curieuse de découvrir leurs futures aventures et les thématiques abordées lors des prochaines « enquêtes ».


 

mercredi 30 septembre 2020

Chronique "Lululand Ultraviolet" de Federico Saggio

 




Paru le 10 mai 2020

176 pages

Dystopie / Sciences-Fiction






Synopsis :


Dans un futur proche où l'humanité a été contrainte de masquer un soleil devenu trop agressif derrière une épaisse masse nuageuse artificielle...

Un amnésique s'éveille dans une ruelle, pourchassé par des humains revenus au stade animal - et qui en veulent à sa viande.
Bien vite, il réalise que ses souvenirs lui ont été volés, dans un monde où la mémoire est désormais le moyen de contrôle premier.


Mon avis :


2119 : Suite à une crise écologique et sanitaire sans précédent, la population se voit contrainte de bloquer partiellement les rayons UV avec un voile pulvérisé dans l’atmosphère et connu sous le nom de « Voile de Gaïa » … Ceci aura des conséquences désastreuses sur la population : 84 % sera touchée par l’albinisme. Sans raison évidente, certains se montrent agressifs, ayant perdus tous sens de la réalité et s’adonnant à une violence inouïe ….


2184 : Un homme se réveille dans une chambre d’hôpital sans aucuns souvenirs. Il sera conduit auprès de Reinard. Cet homme semble le reconnaître mais pour lui, c’est un inconnu. Il lui en apprendra plus sur son identité : il se nommerait donc Benedict et serait un Cerbère, plus communément appelé « pacificateur ». Son objectif est d’enquêter sur des actes de déviances, de remonter la piste d’un possible dysfonctionnement et rétablir la situation en réhabilitant ou reclassant les déviants.


« Benedict » totalement perdu sera mis sous la coupelle d’un second Cerbère : Damian qui aura pour but de lui faire reprendre ses fonctions au plus vite et l’aider à reprendre en main sa personnalité, ses souvenirs ….


Mais l’angoisse semble être omniprésente et Benedict aura tôt fait de comprendre que ce monde dans lequel il semble avoir été plongé n’est plus celui dont il se souvenait, celui de 2005 ….


Benedict devra affronter ce nouveau monde dans lequel il se sent totalement étranger et devra combattre pour de nouveau reprendre sa vie en main. Il devra également faire face à une menace pesante, car ici, les souvenirs sont précieux, et il est très facile de vous en insuffler d’autres afin de vous donner l’illusion d’être une toute autre personne …. Plus que jamais, Benedict devra démêler, le vrai du faux, qui est-il réellement ?


L’auteur nous emmène dans une dystopie, un monde lugubre avec une question en trame de fond : Que pourrait il se passer si ne faisons pas plus attention à notre terre ? L’ambiance dans laquelle il nous plonge est très bien décrite et l’immersion est facile. Le récit est rédigé du point de vue du personnage principal avec des flash-backs séquentiels de ses souvenirs ….


L’écriture est fluide, le vocabulaire peut être de temps à autre peu châtié, mais il colle bien au personnage.


Je me suis de temps à autres perdues, car le concept est certes intéressant, mais un peu confus car beaucoup de détails à assimiler ….


Ce roman très court n’est que le premier tome, il nous met dans l’ambiance, nous situe au point de vue du personnage principal, un préquel au goût de trop peu mais qui nous invite à connaître l’horreur que peu renfermer le monde privé de son étoile ….


Je clôturerai cette chronique par cette jolie dédicace faites à mon intention par l’auteur lui-même : « Puisse le soleil ne jamais nous manquer. Le futur s’esquisse mais n’est pas figé. Bon voyage au Pays Noir ».


dimanche 20 septembre 2020

Chronique "Les femmes ne plaisantent pas avec l'amour" de J.P Levain


 

Date de parution : le 28 septembre 2020 

Aux Éditions LBS Selection

368 pages

Policier





Synopsis :

Éva Karsanti, riche entrepreneuse lyonnaise, est sauvagement agressée en pleine nuit à son domicile. Touchée de trois balles, dont une en pleine tête, elle survit miraculeusement tout en restant plongée dans un profond coma. Propriétaire de boutiques de luxe et d’un site de rencontre libertine, elle finance discrètement des ONG qui aident les femmes en détresse à avorter dans des pays conservateurs et religieux aux pratiques liberticides. Sa survie ne fait pas que des heureux tant du côté d’activistes pro-life que dans certains milieux libertins de la ville. De nouvelles menaces planent sur elle. Fred Brazier commandant au SRPJ de Lyon hérite de l’enquête aidée de son adjointe Gaëlle Lebras. Il a lui-même bien connu la victime trente ans plus tôt pour être sorti avec elle alors qu’ils étaient tous deux étudiants. Une course contre la montre s’engage pour identifier des agresseurs prêts à tout pour finir le travail et se débarrasser définitivement de la femme d’affaires. 


Mon avis :


Eva est une femme influente proche de la cinquantaine : situation aisée, dirigeant plusieurs boutiques de luxes dans de nombreux pays, à la tête d’un site web qui accueille des couples libertins. Elle finance également des ONG qui défendent le droit des femmes à avorter librement en Europe. Une femme touche à tout, et cela, ça dérange. Un soir, Eva est sauvagement agressée à son domicile, le coupable l’a laissera avec l’impact de trois balles tirées, dont une dans la tête … Miraculeusement, elle survivra, mais sera plongée dans un coma, se réveillera t’elle ?


Les policiers en charge de l’enquête sont Frédéric Brazier commandant de police depuis une quinzaine d’année et son adjointe, Gaëlle Lebras ….Tout deux mettront tout en œuvre afin de retrouver le coupable de cette tentative de meurtre …. Ils se heurteront à de gros obstacles, mettant un frein à leur enquête, sans compter que le coupable par tout les moyens tentera une seconde fois d’attenter à la vie d’Eva ….. Il est temps pour Fred et sa coéquipière de dénouer le fil de cette histoire …. Mais quand le commandant en chef est une vieille connaissance et ancien petit ami du temps du lycée, cela complique tout ...


L’auteur nous emmène dans une intrigue tortueuse, avec pour trame de fond des sujets peu exploités dans la littérature policière : le féminisme, le droit des femmes …. Et c’est même un peu dommage que ça n’aie pas été plus approfondi que cela. Il a entrepris un grand travail de recherches afin d’être cohérent dans le fil conducteur de son histoire …. Il y mêle divers personnages et morceaux de vies afin d’apporter une richesse à ses écrits qui ne sont pas uniquement dirigés sur l’enquête ….


Le modus operandi est bien construit, mais l’auteur a fourni trop de détails à mon goût, ce qui rend la fin évidente. Un petit manque de subtilité que j’aurais aimé retrouver afin de me dire à la dernière page ce « je ne me serais jamais doutée » …


Ce roman est somme toute bien écrit, une belle plume, un vocabulaire bien choisi et facile d’accès. J’ai énormément apprécié l ‘équipe que forme Fred et Gaëlle, lui, commandant aux portes de la retraite, la «force tranquille qui prend le temps de réfléchir avant d’agir  et elle, la jeunesse et son impétuosité …. Je trouverais intéressant de pouvoir suivre une nouvelle enquête avec ce binôme en tête d’affiche.



lundi 7 septembre 2020

Chronique de "Prison Bank Water" de G.Saryan






Paru le 17 janvier 2020

560 pages


Thriller/Polar











Synopsis :


Une crise mondiale a provoqué une vague de violence sans précédent aux États-Unis. Un programme, écarté par le Pentagone quelques années auparavant, est remis rapidement au goût du jour suite à une émeute raciale : transformer une ancienne plateforme pétrolière abandonnée en un pénitencier sous-marin ultra-sécurisé. Les plus dangereux criminels du pays y sont enfermés, à deux cents mètres de profondeur. Gérée par l’US. Army, cette base est un modèle du genre durant trois ans. Jusqu’au jour où son médecin en chef, le lieutenant Bradley Cayne, y descend pour effectuer sa toute dernière mission. Pour le valeureux soldat, rien ne va se dérouler comme prévu. Dès les premiers jours, d’étranges événements se produisent, dont l’apparition d’un mystérieux virus qui semble sévir chez les détenus de Prison Bank Water.

Mon avis :

États-Unis : Faisant face à une montée exponentielle de la violence, les prisons surchargées et le personnel fuyant à coup de démissions en masse, le Pentagone met en place une structure o combien controversée : Prison Bank Water. Cette prison est atypique et pour cause : Une ancienne plateforme pétrolière fut transformée afin d’y accueillir un édifice pénitencier et cela à 200 mètres de profondeur. Faisant face à de nombreux détracteurs soutenant que cette institution porte atteinte aux droits de l’homme, les personnes à la tête du projet ont voulu en faire un exemple irréprochable, un endroit ultra-sécurisé où serait enfermés les détenus les plus dangereux, ceux ne disposant de peu de famille ou contact car il va de soi, si vous êtes incarcéré à Prison Bank Water, vous avez peu de chances d’y remonter de sitôt ….

Le personnage principal est le Lieutenant Bradley Cayne, médecin dans l’US Army …. Présent sur la plateforme depuis l’inauguration. Revenu en permission pour six semaines, il devra effectuer sa toute dernière descente sur Prison Bank Water ….

Accompagné de son meilleur ami Gareth, il plongera donc pour les six derniers mois à tirer de cette mission.

Cependant, son retour ne se déroulera pas sous les meilleurs auspices. Depuis quelques semaines, des symptômes et comportements étranges venant de prisonniers apparaissent : douleurs extrêmes, violence inouïe, état de démence le tout entraînant systématiquement la mort …. Cela semble se propager comme une traînée de poudre …. Prison Water doit faire face à une épidémie d’un virus mortel et mettant en danger la base entière …..

Bradley tentera par tous les moyens de raisonner le conseil d’État en leur signifiant que la seule échappatoire serait l’évacuation imminente de la base … Il se heurte à certaines têtes décidantes qui pour une raison inconnue refusent cette option …..

Bradley en homme intelligent et frère d’arme exemplaire commence à entrevoir une triste réalité : il va devoir trouver un moyen de s’échapper de cette prison et venir en aide aux personnes qui s’y trouvent ….

Une course contre la montre s’engage …


Ce roman fut un réel coup de cœur ! Une intrigue haletante avec un scénario bien ficelé et une ambiance un tantinet anxiogène dût à la situation mondiale actuelle, une histoire d’épidémie mortelle, un peu ironique comme lecture en cette période …. mais je n’ai pu m’empêcher de vouloir connaître la suite pleine de rebondissements.

On remarque que l’auteur s’est investi en profondeur (sans mauvais jeu de mot) dans le scénario, tout y est bien pensé et réaliste …. La narration est fluide et légère un vrai plaisir à lire ….


Le roman se découpe sous différents styles de narration toujours bien savamment agencées : d’un côté les personnages externes et secondaires tels que les autres membres de la famille Cayne, la compagne de Gareth son meilleur ami, les membres du Siège de Prison Water …. Et d’un autre, la narration à la première personne qui relate le parcours de Bradley.


Je désespérerais, me rendant compte au fil des dix dernières pages ne pas avoir de réponses à mes questions, cette peur de clore ma lecture sur une fin brutale et emplie d’interrogations mais qu’elle ne fût pas ma surprise d’apprendre que ce livre n’est pas un one shot, mais seulement la première partie des aventures du Lieutenant Cayne …. La fin nous invite à vouloir connaître au plus vite le dénouement des évènements car ce n’étais que le commencement ……