dimanche 25 octobre 2020

Chronique "Otages" de Aloysius Wilde

 


Paru le 01 septembre 2019 aux Éditions Chaka

248 pages

Thriller/polar





Synopsis :


Point de départ d’un ébouriffant enchaînement de faits : deux malfaiteurs prennent en otage une classe de maternelle. Les médias se déchaînent pour couvrir l’évènement. Mystérieusement les truands arrivent à quitter l’école qui est pourtant cadenassée par les forces de police. Le commandant Denis Chaval, surnommé l’ours, se met à leur poursuite. Comment les preneurs d’otages arrivent t’ils à quitter l’école ? Le héros arrivera-t-il à survivre ? Où se trouve l’écolier qui a disparu depuis vingt-quatre heures ? Qui est la taupe qui renseigne la presse ? Pourquoi la journaliste vedette Adielle Acker est-elle si excessive ? Les preneurs d’otage arriveront-ils à quitter la France ? Aloysius Wilde empile les suspens à la façon d’une poupée gigogne. Les destins se croisent dans un rythme à l’américaine. L’intrigue est riche. Les personnages sont attachants. Les rebondissements sont constants. Le style Wilde s’imprime à chaque page avec des chapitres courts, une écriture au présent, des changements de cadence, l’utilisation d’un argot urbain. Wilde nous propose un thriller moderne grâce à un subtile dosage de suspens, de trahison, de rebondissement, d’humour et de romantisme.


Mon avis :


Plantons le décor : Jean Louvier reçoit un appel téléphonique de l’école de son fils Gaspard 4 ans afin de le récupérer . Sa femme Camille sera contactée également.


A l’arrivée, ils découvrent une toute autre raison : il s’agit d’une prise d’otage.


L’angoisse des parents, de sa femme au bord de l’hystérie, le temps qui passe et le fait de n’avoir aucune revendication des malfaiteurs, pousseront Jean à vouloir jouer au héros : il arrivera par ses propres moyens à entrer dans l’école afin de pouvoir venir au secours de son fils ….


Fort malheureusement cela ne s’est pas passé comme souhaité. Gustave Grigni et Joé Grandfils vont les utiliser Gaspard et lui comme otages afin de pouvoir quitter l’école sains et saufs ….


La presse sera aux première loges et mettra pas mal de bâtons dans les roues de la Police, jusqu’à ce que le commandant Chaval comprenne la raison obscure : une taupe s’est infiltrée dans son équipe et compromet l’enquête en divulguant ses informations à la célèbre chaîne DK7.


Les heures passent et le coup de théâtre éclate : au beau milieu de la nuit, une voiture accidentée est retrouvée au milieu de l’autoroute : cette voiture appartient à Jean Louvier … Mais comment cela a t’il pu se produire ? Après l’intervention des forces de l’ordre le couperet tombe : Les deux malfrats et leurs otages se sont volatilisés, mais comment ont-ils pu s’enfuir d’une école dont le périmètre était si bien surveillés . Où donc sont-ils partis et surtout, que vont-ils faire de Jean et Gaspard?


Ce roman est tout simplement haletant, un « Page Turner » dont on ne peut se détourner avant la fin.


L’auteur nous immerge dans une ambiance anxiogène et emmène le lecteur de rebondissements en rebondissements inattendus. A chaque chapitre un point de vue différent : celui de Jean et des preneurs d’otages, celui du corps de la police, celui des médias. J’ai apprécié l’écriture et le vocabulaire fourni.


Les personnages sont tous hétérogènes. Ils amènent via leur personnalités un plus ou un moins à l’histoire …. J’ai apprécié les personnages de Louvier, Grandfils, Madame Delouvriard de part leur histoire, leur côté solaire, empathique …. par contre j’ai fortement dépréciés Grigni et Adielle Acker journaliste arriviste et opportuniste …., pour leur arrogance, la violence, leur « supériorité » dont il font preuves ... mais j’invite les lecteurs à se faire leur propre avis ….


Bien que bien ficelée, la fin m’a laissé un petit goût amer, j’aurais imaginé ou eu l’envie de tout autre chose …. Amateur de bon policier/thriller, je ne peux que vous recommander cette intrigue qui vous tiendra en haleine …


lundi 12 octobre 2020

Chronique "L'enquête des Minots, tome 1: Panique au panier" de Camille Lacombe

                                                           



Paru le 15 juillet 2020

105 pages

Jeunesse/policier


Synopsis :


C'est la panique au Panier ! Le Poète Maudit, un mystérieux tagueur, vandalise le quartier. Mais Cédric et son meilleur ami Idriss sont sur le coup ! Et ils ne reculeront devant rien pour démasquer le coupable. Mais qui est donc ce graffeur secret ? Est-ce Damien, l'ennemi juré de Cédric ? Ou bien Monsieur Morel, le professeur rebelle ? Et pourquoi pas Fatou, la grande soeur d'Idriss ?


Une enquête trépidante, une bonne dose d'amitié et une pointe d'humour, Cédric et Idriss se triturent les méninges dans ce roman policier. Découvrez le premier tome des aventures de ces deux apprentis détectives marseillais !

Mon avis :


Je ne pourrais mieux résumer ce court roman, donc ma chronique débutera par mon ressenti et analyse ….


Ce roman entre dans la catégorie littérature jeunesse. Suite à ma lecture, je le conseillerais dès le plus jeune âge : 8 ans …. L’auteure utilise un vocabulaire facile à la compréhension et simple pour les lecteurs en herbe …


Malgré mon âge ayant largement dépassé la barre des 8 ans, j’ai apprécié cette courte lecture, une petite enquête aux rebondissements multiples qui ravira les petits curieux en quête de vérité !!!


Mais ce n’est pas un banal roman policier à l’intrigue un peu facile, où le dénouement est rapide et la fin fade. A l’inverse, à travers divers personnages, l’auteure nous emmène dans un sujet de société bien plus grave et trop banalisé à l’heure actuelle. Par des représentations, des mots bien choisis, elle nous parle du harcèlement scolaire et cela adapté pour un jeune public …. Elle tente également de conscientiser le fait que le harcèlement, qu’il soit scolaire, moral, physique commence bien souvent dès le plus jeune âge ….


Ce roman est le premier tome des aventures de Cédric et Idriss, les petits justiciers de leur quartier … Je suis curieuse de découvrir leurs futures aventures et les thématiques abordées lors des prochaines « enquêtes ».


 

mercredi 30 septembre 2020

Chronique "Lululand Ultraviolet" de Federico Saggio

 




Paru le 10 mai 2020

176 pages

Dystopie / Sciences-Fiction






Synopsis :


Dans un futur proche où l'humanité a été contrainte de masquer un soleil devenu trop agressif derrière une épaisse masse nuageuse artificielle...

Un amnésique s'éveille dans une ruelle, pourchassé par des humains revenus au stade animal - et qui en veulent à sa viande.
Bien vite, il réalise que ses souvenirs lui ont été volés, dans un monde où la mémoire est désormais le moyen de contrôle premier.


Mon avis :


2119 : Suite à une crise écologique et sanitaire sans précédent, la population se voit contrainte de bloquer partiellement les rayons UV avec un voile pulvérisé dans l’atmosphère et connu sous le nom de « Voile de Gaïa » … Ceci aura des conséquences désastreuses sur la population : 84 % sera touchée par l’albinisme. Sans raison évidente, certains se montrent agressifs, ayant perdus tous sens de la réalité et s’adonnant à une violence inouïe ….


2184 : Un homme se réveille dans une chambre d’hôpital sans aucuns souvenirs. Il sera conduit auprès de Reinard. Cet homme semble le reconnaître mais pour lui, c’est un inconnu. Il lui en apprendra plus sur son identité : il se nommerait donc Benedict et serait un Cerbère, plus communément appelé « pacificateur ». Son objectif est d’enquêter sur des actes de déviances, de remonter la piste d’un possible dysfonctionnement et rétablir la situation en réhabilitant ou reclassant les déviants.


« Benedict » totalement perdu sera mis sous la coupelle d’un second Cerbère : Damian qui aura pour but de lui faire reprendre ses fonctions au plus vite et l’aider à reprendre en main sa personnalité, ses souvenirs ….


Mais l’angoisse semble être omniprésente et Benedict aura tôt fait de comprendre que ce monde dans lequel il semble avoir été plongé n’est plus celui dont il se souvenait, celui de 2005 ….


Benedict devra affronter ce nouveau monde dans lequel il se sent totalement étranger et devra combattre pour de nouveau reprendre sa vie en main. Il devra également faire face à une menace pesante, car ici, les souvenirs sont précieux, et il est très facile de vous en insuffler d’autres afin de vous donner l’illusion d’être une toute autre personne …. Plus que jamais, Benedict devra démêler, le vrai du faux, qui est-il réellement ?


L’auteur nous emmène dans une dystopie, un monde lugubre avec une question en trame de fond : Que pourrait il se passer si ne faisons pas plus attention à notre terre ? L’ambiance dans laquelle il nous plonge est très bien décrite et l’immersion est facile. Le récit est rédigé du point de vue du personnage principal avec des flash-backs séquentiels de ses souvenirs ….


L’écriture est fluide, le vocabulaire peut être de temps à autre peu châtié, mais il colle bien au personnage.


Je me suis de temps à autres perdues, car le concept est certes intéressant, mais un peu confus car beaucoup de détails à assimiler ….


Ce roman très court n’est que le premier tome, il nous met dans l’ambiance, nous situe au point de vue du personnage principal, un préquel au goût de trop peu mais qui nous invite à connaître l’horreur que peu renfermer le monde privé de son étoile ….


Je clôturerai cette chronique par cette jolie dédicace faites à mon intention par l’auteur lui-même : « Puisse le soleil ne jamais nous manquer. Le futur s’esquisse mais n’est pas figé. Bon voyage au Pays Noir ».


dimanche 20 septembre 2020

Chronique "Les femmes ne plaisantent pas avec l'amour" de J.P Levain


 

Date de parution : le 28 septembre 2020 

Aux Éditions LBS Selection

368 pages

Policier





Synopsis :

Éva Karsanti, riche entrepreneuse lyonnaise, est sauvagement agressée en pleine nuit à son domicile. Touchée de trois balles, dont une en pleine tête, elle survit miraculeusement tout en restant plongée dans un profond coma. Propriétaire de boutiques de luxe et d’un site de rencontre libertine, elle finance discrètement des ONG qui aident les femmes en détresse à avorter dans des pays conservateurs et religieux aux pratiques liberticides. Sa survie ne fait pas que des heureux tant du côté d’activistes pro-life que dans certains milieux libertins de la ville. De nouvelles menaces planent sur elle. Fred Brazier commandant au SRPJ de Lyon hérite de l’enquête aidée de son adjointe Gaëlle Lebras. Il a lui-même bien connu la victime trente ans plus tôt pour être sorti avec elle alors qu’ils étaient tous deux étudiants. Une course contre la montre s’engage pour identifier des agresseurs prêts à tout pour finir le travail et se débarrasser définitivement de la femme d’affaires. 


Mon avis :


Eva est une femme influente proche de la cinquantaine : situation aisée, dirigeant plusieurs boutiques de luxes dans de nombreux pays, à la tête d’un site web qui accueille des couples libertins. Elle finance également des ONG qui défendent le droit des femmes à avorter librement en Europe. Une femme touche à tout, et cela, ça dérange. Un soir, Eva est sauvagement agressée à son domicile, le coupable l’a laissera avec l’impact de trois balles tirées, dont une dans la tête … Miraculeusement, elle survivra, mais sera plongée dans un coma, se réveillera t’elle ?


Les policiers en charge de l’enquête sont Frédéric Brazier commandant de police depuis une quinzaine d’année et son adjointe, Gaëlle Lebras ….Tout deux mettront tout en œuvre afin de retrouver le coupable de cette tentative de meurtre …. Ils se heurteront à de gros obstacles, mettant un frein à leur enquête, sans compter que le coupable par tout les moyens tentera une seconde fois d’attenter à la vie d’Eva ….. Il est temps pour Fred et sa coéquipière de dénouer le fil de cette histoire …. Mais quand le commandant en chef est une vieille connaissance et ancien petit ami du temps du lycée, cela complique tout ...


L’auteur nous emmène dans une intrigue tortueuse, avec pour trame de fond des sujets peu exploités dans la littérature policière : le féminisme, le droit des femmes …. Et c’est même un peu dommage que ça n’aie pas été plus approfondi que cela. Il a entrepris un grand travail de recherches afin d’être cohérent dans le fil conducteur de son histoire …. Il y mêle divers personnages et morceaux de vies afin d’apporter une richesse à ses écrits qui ne sont pas uniquement dirigés sur l’enquête ….


Le modus operandi est bien construit, mais l’auteur a fourni trop de détails à mon goût, ce qui rend la fin évidente. Un petit manque de subtilité que j’aurais aimé retrouver afin de me dire à la dernière page ce « je ne me serais jamais doutée » …


Ce roman est somme toute bien écrit, une belle plume, un vocabulaire bien choisi et facile d’accès. J’ai énormément apprécié l ‘équipe que forme Fred et Gaëlle, lui, commandant aux portes de la retraite, la «force tranquille qui prend le temps de réfléchir avant d’agir  et elle, la jeunesse et son impétuosité …. Je trouverais intéressant de pouvoir suivre une nouvelle enquête avec ce binôme en tête d’affiche.



lundi 7 septembre 2020

Chronique de "Prison Bank Water" de G.Saryan






Paru le 17 janvier 2020

560 pages


Thriller/Polar











Synopsis :


Une crise mondiale a provoqué une vague de violence sans précédent aux États-Unis. Un programme, écarté par le Pentagone quelques années auparavant, est remis rapidement au goût du jour suite à une émeute raciale : transformer une ancienne plateforme pétrolière abandonnée en un pénitencier sous-marin ultra-sécurisé. Les plus dangereux criminels du pays y sont enfermés, à deux cents mètres de profondeur. Gérée par l’US. Army, cette base est un modèle du genre durant trois ans. Jusqu’au jour où son médecin en chef, le lieutenant Bradley Cayne, y descend pour effectuer sa toute dernière mission. Pour le valeureux soldat, rien ne va se dérouler comme prévu. Dès les premiers jours, d’étranges événements se produisent, dont l’apparition d’un mystérieux virus qui semble sévir chez les détenus de Prison Bank Water.

Mon avis :

États-Unis : Faisant face à une montée exponentielle de la violence, les prisons surchargées et le personnel fuyant à coup de démissions en masse, le Pentagone met en place une structure o combien controversée : Prison Bank Water. Cette prison est atypique et pour cause : Une ancienne plateforme pétrolière fut transformée afin d’y accueillir un édifice pénitencier et cela à 200 mètres de profondeur. Faisant face à de nombreux détracteurs soutenant que cette institution porte atteinte aux droits de l’homme, les personnes à la tête du projet ont voulu en faire un exemple irréprochable, un endroit ultra-sécurisé où serait enfermés les détenus les plus dangereux, ceux ne disposant de peu de famille ou contact car il va de soi, si vous êtes incarcéré à Prison Bank Water, vous avez peu de chances d’y remonter de sitôt ….

Le personnage principal est le Lieutenant Bradley Cayne, médecin dans l’US Army …. Présent sur la plateforme depuis l’inauguration. Revenu en permission pour six semaines, il devra effectuer sa toute dernière descente sur Prison Bank Water ….

Accompagné de son meilleur ami Gareth, il plongera donc pour les six derniers mois à tirer de cette mission.

Cependant, son retour ne se déroulera pas sous les meilleurs auspices. Depuis quelques semaines, des symptômes et comportements étranges venant de prisonniers apparaissent : douleurs extrêmes, violence inouïe, état de démence le tout entraînant systématiquement la mort …. Cela semble se propager comme une traînée de poudre …. Prison Water doit faire face à une épidémie d’un virus mortel et mettant en danger la base entière …..

Bradley tentera par tous les moyens de raisonner le conseil d’État en leur signifiant que la seule échappatoire serait l’évacuation imminente de la base … Il se heurte à certaines têtes décidantes qui pour une raison inconnue refusent cette option …..

Bradley en homme intelligent et frère d’arme exemplaire commence à entrevoir une triste réalité : il va devoir trouver un moyen de s’échapper de cette prison et venir en aide aux personnes qui s’y trouvent ….

Une course contre la montre s’engage …


Ce roman fut un réel coup de cœur ! Une intrigue haletante avec un scénario bien ficelé et une ambiance un tantinet anxiogène dût à la situation mondiale actuelle, une histoire d’épidémie mortelle, un peu ironique comme lecture en cette période …. mais je n’ai pu m’empêcher de vouloir connaître la suite pleine de rebondissements.

On remarque que l’auteur s’est investi en profondeur (sans mauvais jeu de mot) dans le scénario, tout y est bien pensé et réaliste …. La narration est fluide et légère un vrai plaisir à lire ….


Le roman se découpe sous différents styles de narration toujours bien savamment agencées : d’un côté les personnages externes et secondaires tels que les autres membres de la famille Cayne, la compagne de Gareth son meilleur ami, les membres du Siège de Prison Water …. Et d’un autre, la narration à la première personne qui relate le parcours de Bradley.


Je désespérerais, me rendant compte au fil des dix dernières pages ne pas avoir de réponses à mes questions, cette peur de clore ma lecture sur une fin brutale et emplie d’interrogations mais qu’elle ne fût pas ma surprise d’apprendre que ce livre n’est pas un one shot, mais seulement la première partie des aventures du Lieutenant Cayne …. La fin nous invite à vouloir connaître au plus vite le dénouement des évènements car ce n’étais que le commencement ……

mercredi 19 août 2020

Chronique "Je suis mort" de Marie d'Ange







Paru aux Éditions La Rose du Soir le 30 mars 2018

246 pages

paranormal/Apocalyptique









Synopsis :


Gabriel Quennec est avocat. Marié, trois enfants, sa vie s’écoule dans l’indifférence totale à tout ce qui l’entoure. Un matin, une voiture le percute violemment alors qu’il se rend à son travail et prend la fuite. Gabriel est tué sur le coup. Dès lors, il n’aura de cesse de retrouver son meurtrier afin de le pousser à se rendre à la justice. Comment se venger lorsque l’on est un fantôme ? Michel, son être de lumière, va l’aider dans cette quête et va lui faire découvrir les maux qui rongent notre société. Au fur et à mesure de son enquête, Gabriel sera confronté au pire comme au meilleur. Gabriel arrivera-t-il à sortir de son indifférence qui le caractérisait de son vivant ? Arrivera-t-il à trouver la paix intérieure ?
De sa vie en tant qu'entité, Gabriel laissera à l'humanité un témoignage dans lequel il expliquera son choix. Car Gabriel a une grave décision à prendre. Un récit poignant qui nous pousse à ouvrir les yeux sur ce qu’il se passe autour de nous. Arriverons-nous à réagir avant qu’il ne soit trop tard ?


Mon avis :

Gabriel pourrait être qualifié comme «marginal » . En effet ce quarantenaire a tout pour être heureux, mais il ne prête pas la moindre attention au monde qui l’entoure…. Avocat pour la défense, il a fait le choix de ne plaider qu’en faveur des victimes. Par facilité certes mais cette automatisation à expédier vite fait ses affaires lui coûteront de lourdes erreurs. Il a une femme et trois enfants bons sous tout rapports, mais il ne se rend pas compte de la chance qu’il a, il ne connaît même pas personnellement les personnes vivant sous son toit, il ignore leur peine, leurs envies …. Rien n’explique sa façon d’être.

Son destin basculera le jour où sur le chemin du travail il se fera percuter par un « chauffard » qui prendra la fuite. Gabriel décédera sur le coup ….

Passé de l’autre côté, Gabriel rencontrera son être de lumière, Michel qui sera chargé de l’aider dans sa quête : Découvrir qui est son meurtrier et coûte que coûte le traduire en justice ! Mais comment arriver à ces fins lorsqu’on n’a plus aucune emprise sur le monde des vivants ?

Avant d’y parvenir, l’ange Michel doit lui faire visiter/voir des lieux/situations qu’il a longtemps ignoré . Il sera spectateur du meilleur comme du pire, et découvrira que les démons ont envahis la terre afin de pervertir les humains. La découverte de ce monde vu du dessus et de la raison de sa mort fera t’il prendre conscience à Gabriel que l’indifférence est un des maux qui ronge notre terre …. L’humanité est en danger, le monde va t’il s’écrouler ?

L’auteure, au travers de cette fiction met le doigt sur un problème croissant: la « déshumanisation » . Elle pointe du doigt les différents fléaux qui impactent l’homme de nos jours sur un fond religieux omniprésent : la cupidité, l’indifférence, la violence …. pour ne pas tous les citer. En exacerbant les caricatures de certains personnages, elle veut nous faire prendre conscience du caractère dangereux et imminent de rester sur nos positions, de ne pas évoluer.

Certains passages peuvent heurter les plus impressionnables de part la violence des propos. La facilité de lecture est telle qu’il se lit très rapidement. Ce roman comporte beaucoup de références bibliques qui peuvent poser problèmes si l’on est totalement fermés au dogme de la chrétienté.

A la lecture de ce livre, ces paroles d’un fameux chanteur me sont de suite apparues en tête :
« Oui l'élève a dépassé son maître
Oui l'enfer est bien plus gros sur terre
Depuis qu'les hommes font pire que Lucifer »

lundi 10 août 2020

Chronique: "Dossiers froids: une enquête d'Isidore Lune" de Louis Auguste






Paru le 1er décembre 2019

159 pages


Polar











Synopsis :


Le gendarme Isidore Lune prend sa retraite. Cependant, il n'imagine pas couper complètement avec son ancien métier. Il veut profiter de son temps libre pour exhumer des affaires non élucidées. Une surtout. Celle(s) des trois petites filles. Mais il est parfois dangereux de remuer le passé d'une petite ville de province. Isidore Lune enquêtera contre vents et marées, quitte à nourrir de lourds regrets.

Mon avis :


Isidore Lune, la cinquantaine bien passée se voit prendre une nouvelle direction. Après de nombreuses années en temps que maréchal des logis-chef à la gendarmerie de Ploutrécat, l’heure de la retraite a sonné. Mais il lui est difficile de raccrocher.

Isidore, avec l’accord de l’adjudant-chef Arouet, reprendra de manière officieuse des cold case abandonnés depuis un certain temps …. Un en particulier le motive dans ses investigations : la disparition de trois petites filles à quelques années d’intervalles et bien trop vite classées sans suite selon lui ….. Malgré l’horreur que Ploutrécat a connu avec ses disparitions, pourquoi les dossiers ont-ils été si vite expédiés? Pourquoi ne pas avoir fait de rapprochement entre les trois affaires ?

Après plusieurs pistes, le gendarme Lune en est persuadé, le coupable vit ici, mais qui cela peut-il être?


Ce court roman s’est lu très rapidement, l’auteur est un passionné des mots à en juger par la façon poétique dont ses phrases sont tournées …. Un petit je ne sais quoi m’a de suite fait penser à ces romans au style british, avec un certain flegme britannique et un humour tout en finesse.

J’apprécie le style polar dans mes lectures. Cependant, mon cerveau est devenu imperméable aux tactiques un peu trop faciles de narration policière. J’ai simplement été frustrée d’avoir su rapidement déterminer la clé de cette affaire. Certes des éléments amenés par l’auteur ont étoffés l’intrigue pour amener à la grande question « pourquoi ?»? J’aurais aimé un petit peu plus de rebondissements, mais ce roman m’a fait passé un bon moment de lecture, une enquête touchante avec un personnage central qui sous ses airs bougon cache un homme au cœur tendre, courageux et qui coûte que coûte souhaite découvrir la vérité.